Jeudi 8 octobre 2009
Peine comme tristesse !
Le plus grands des photographes de studio a disparu mercredi soir dans son appartement de New York. Certes, il avait 92 ans, ce qui est un âge honorable pour mourir. Déjà ce mois-ci Willy Ronis fermait les yeux le 11 septembre, maintenant c’est Irvin Penn qui lâche son dernier souffle. Laissant derrière lui plus de 160 couvertures pour Vogue, des portraits de Kurt Weill,Peter Ustinov Hitchcock, Balanchine, Max Ernst, Le Corbusier, Dali, Cocteau, Truman Capote, Picasso, Colette, Marlene Dietrich, Marcel Duchamp, Miles Davis, Alfred Hitchcock, Spencer Tracy…
A 20 ans il devient l’assistant de Brodovitch au Harper’s Bazaar, puis en 1943 assiste Alexander Liberman, directeur artistique de Vogue.
Toutes les photographies d’Irving Penn ont été exécutées en studio, le photographe refusant catégoriquement de mettre en situation ses modèles dans un contexte extérieur.
“En général, je trouve décevantes les photos qui représentent les gens dans leur milieu naturel. Du moins, je sais qu’atteindre des résultats convaincants dans ce genre d’images dépasse mes forces… aussi j’ai préféré une tâche plus limitée : m’occuper seulement de la personne, loin des incidents de sa vie quotidienne, portant simplement ses vêtements et ornements, isolée dans mon studio. C’est du sujet seul que je distille l’image que je veux, et la froide lumière du jour se dépose sur la pellicule” extrait de son livre Worlds in a small room.





